EB Insurance - 26 mars 2025

TEFAF Maastricht 2025 : Bilan d’une 38e édition entre tradition et renouveau

Alors que le printemps est à nos portes, la Tefaf clôture sa 38e édition après 7 jours intenses de rencontres entre professionnels et passionnés d’art sous l’égide de leur partenaire global AXA XL. Il est l’heure de faire le bilan et d’examiner d’un peu plus près les retombées de la foire, reconnue comme la plus importante au monde.

Près de 7 jours se sont écoulés dans les allées resplendissantes de beauté de la Tefaf. Sous le décor floral extraordinaire comme à son accoutumée, le public a pu faire le tour de près de 7000 ans d’histoire réunis sous leurs yeux.

Les 270 exposants ont eu l’opportunité de dévoiler leurs plus beaux atouts pour susciter l’envie d’acquisition de la part du public.

On a pu redécouvrir, grâce à la galerie autrichienne W&K – Wienerroither & Kohlbacher, un Klimt avec le Portrait du Prince William Nii Nortey Dowuona, qui est en négociation (15 millions) entre deux collectionneurs privés et deux institutions.

La galerie Agnews Works on Paper, établie à Bruxelles, témoigne avoir vendu tous les jours et avoir trouvé de nombreux acquéreurs pour leurs pièces, dont ce très beau plâtre Le Marteleur de 1886 de Constantin Meunier, représentant toutes les caractéristiques du réalisme social de l’époque.

Tandis que la galerie bruxelloise Flore a fait sensation avec sa caverne florale conçue par Thierry Boutemy et révélant au public une rare collection de céramiques françaises de la Renaissance réalisées par des disciples de Bernard Palissy, dont les prix s’échelonnent entre 20 000 et 30 000 €. Deux grands musées américains en ont acquis quatre, et six autres ont été vendues à des collectionneurs privés européens et américains. Des négociations sont encore en cours avec plusieurs musées.

L’intérêt pour les artistes féminines a continué de croître, avec plus de 500 œuvres présentées à la foire. Parmi les pièces phares figuraient des œuvres de Dame Elizabeth Frink (MacConnal Mason), Louise Bourgeois et Sonia Delaunay (Galerie Zlotowski) et Marie Bracquemond (Galerie Pauline Pavec).

À l’occasion du centenaire de l’exposition historique des « Arts décoratifs » à Paris, l’Art déco a été célébré à travers des présentations immersives par des exposants tels que la Galerie Marcelpoil, Morentz et la Galerie Marcilhac, qui ont recréé des décors capturant l’esprit du mouvement.

La qualité des pièces sélectionnées à la foire permet à de grandes institutions de se déplacer pour combler les manques de leur collection permanente. On a pu croiser dans les allées les curateurs ou directeurs des plus importantes collections internationales telles que l’Art Institute de Chicago ; le Château de Chantilly ; le Cleveland Museum of Art ; les Fine Art Museums de San Francisco ; le Hong Kong Palace Museum ; le Louvre ; le Louvre Abu Dhabi ; le Metropolitan Museum of Art ; le Rijksmuseum ; le Toledo Museum of Art ; le Van Gogh Museum et le Zayed National Museum, entre autres.

Et aux côtés des mécènes et collectionneurs de ces institutions, plusieurs jeunes mécènes de musées étaient également conviés par la foire en vue de leur présenter des œuvres à moins de 20 000 €, permettant de mettre l’emphase aussi sur la nouvelle génération de collectionneurs.

De manière générale, les galeristes témoignent que le marché est en recul (un rapport d’ArtPrice parle de moins 30 % de ventes au niveau des salles de vente en 2024). La plupart d’entre eux, au niveau contemporain, ont misé sur des grands noms actuellement en expositions (Hans op de Beeck, Berlinde De Bruyckere, Chiharu Shiota, Ben Sledsens, Anthony Gormley, Tom Wesselmann) ou sur des pièces un peu moins onéreuses telles que des œuvres sur papier pour le galeriste français Kamel Mennour.

La clientèle belge a pu apprécier les nombreux René Magritte exposés à la foire, témoignant de l’excellent marché de cet artiste.

Le dernier point à peut-être encore souligner est celui de la présence forte des collectionneurs européens mais, par contre, celle en déficit des collectionneurs américains, qui boudent le peu d’attrait de Maastricht à se déplacer (en faveur d’une attractivité gourmande, culturelle et de boutiques de luxe à Paris).

Il n’en reste pas moins que la foire peut tirer malgré tout un bilan positif de cette 38e édition avec sa fréquentation de près de 75 000 visiteurs. C’est d’ailleurs l’écho d’AXA XL, qui, depuis cette année, est devenu le Global Lead Partner de la Tefaf et qui a vu ses nombreux collectionneurs profiter d’un temps de pause sur son stand. N’oublions pas qu’AXA XL est plus qu’un assureur avec des antennes internationales telles que Jean Verheyen en Belgique. En collaborant avec les acteurs du monde de l’art pour protéger les collections, faire avancer la science de la conservation, soutenir les institutions culturelles et encourager le dialogue, AXA contribue à préserver, innover et célébrer l’art.

 

 

Source : Jean Verheyen

Ecrit par : Stéphanie Bliard